Stratégie énergétique des Îles-de-la-Madeleine : de la planification à la mise en œuvre

 

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Stratégie énergétique des Îles-de-la-Madeleine adoptée le lundi 12 juin 2017

Havre-aux-Maisons, le 28 juin 2017 L’AMSÉE salue la publication de la Stratégie énergétique des Îles-de-la-Madeleine 2017-2025 par la Communauté maritime des Îles (CMÎ) et offre sa collaboration à sa mise en œuvre. Le territoire dispose maintenant d’objectifs, de cibles et de mesures, il s’agit là de gains véritables pour la collectivité. Le document est accessible, vulgarisé et agréable à consulter, aussi l’AMSÉE invite les citoyens et organisations à en prendre connaissance. L’AMSÉE reconnaît également de nombreuses propositions qu’elle a soumise à la CMÎ et à sa commission et s’avoue emballée par certains éléments tels que : plateforme d’autopartage en 2018, révision de la réglementation des bâtiments pour faciliter l’autoproduction et l’efficacité énergétique, l’organisation d’un événement majeur en énergie aux Îles en 2018 et la volonté énoncée d’outiller et de dynamiser le milieu.

 

L’AMSÉE qualifie toutefois les cibles de la Stratégie énergétique des Îles-de-la-Madeleine de réalistes mais peu ambitieuses. Lire la suite

L’AMSÉE DEMANDE PLUS D’OUVERTURE DANS LE DOSSIER DE L’ÉOLIEN AUX ÎLES DE LA MADELEINE

Havre-aux-Maisons, le 18 août 2016 – L’AMSÉE se réjouit de l’intérêt croissant pour les énergies renouvelables aux Îles de la Madeleine. La production d’énergie éolienne est cohérente avec la vision globale de l’organisme basée sur la réduction des besoins, des risques et des impacts associés à l’énergie. L’AMSÉE est donc généralement favorable à la fillière éolienne comme à tout autre projet d’énergie renouvelable, pourvu que les impacts spécifiques et cumulatifs soient bien évalués, et que les efforts en réduction de la consommation et en efficacité énergétique se poursuivent.

En plus du projet éolien sur la Dune-du-Nord, un projet éolien à Grosse-Île a été présenté à l’AMSÉE en juillet 2016. Ce nouveau projet semble concordant avec les préoccupations exprimées par la population des Îles de la Madeleine en 2007, en autant que l’information sur ce projet soit transmise en toute transparence et que la communauté soit impliquée.

Un parc éolien de 6 MW, tel que prévu à l’appel de propositions d’Hydro-Québec, épargnerait le transport et la combustion d’environ 4 millions L de mazout annuellement et l’émission de près de 15 000 t éq CO2. En quelque sorte, les délais d’intégration de l’énergie éolienne au réseau des Îles ont donc une empreinte écologique équivalente. Rappelons que cet appel ciblant la Dune-du-Nord est actuellement reporté en raison d’une problématique environnementale, soit l’habitat protégé du corème de Conrad, et qu’une démarche de consultation puis de dérogation est attendue.

« Le temps presse en matière de lutte aux changements climatiques et nous souhaitons davantage de leadership et d’ouverture dans le dossier de l’éolien aux Îles de la Madeleine, » souligne Marianne Papillon, porte-parole de l’organisme.  « De nouvelles options doivent être considérées pour lever les obstacles à l’énergie renouvelable sur l’archipel. Nous demandons une entente de gré à gré entre Hydro-Québec et des promoteurs d’énergie renouvelable ou encore une bonification de l’appel d’offre éolien » ajoute la porte-parole. Dans le cas où Hydro-Québec voudrait maintenir son actuel appel de propositions, l’AMSÉE recommande de :

Inclure de nouveaux sites : En ajoutant par exemple la zone industrielle de Grosse-Île, la problématique du corème de Conrad et les démarches administratives qui en découlent pourraient être évitées. La démarche en cours sur la Dune-du-Nord pourrait tout de même être maintenue en parallèle si opportun.

Doubler la puissance : En intégrant 12 MW d’énergie renouvelable plutôt que 6 MW, on peut penser que c’est 8 millions L de mazout et 30 000 t éq. CO2 qui seraient épargnés annuellement. L’AMSÉE invite Hydro-Québec à reconsidérer à la hausse le potentiel de pénétration éolienne au sein de son réseau autonome des Îles.

Intégrer une option de stockage : En jumelage à l’éolien, le stockage permettrait de compenser les fluctuations de cette énergie intermittente et en maximiserait les bénéfices. Mais dès maintenant, même en l’absence d’un parc éolien, le stockage éviterait des pertes d’électrité excédentaire et approvisonnerait le réseau en périodes de pointe, résultant en une économie de carburant et d’émission. La commercialisation des batteries Esstalion de Hydro-Québec et Sony au sein des réseaux autonomes figure d’ailleurs au Plan stratégique 2016-2020 d’Hydro-Québec.

L’AMSÉE a débuté une démarche de sensibilisation des acteurs locaux en ce sens et procèdera à des démarches nationales selon l’évolution de la situation. Elle entend aussi revenir à la charge pour que les énergies renouvelables soient admissibles au programme d’utilisation efficace de l’énergie dans le réseau autonome d’Hydro-Québec, lequel soutient actuellement exclusivement les énergies fossiles.

Des nouvelles de notre assemblée de fondation!

 

crédit image: https://lc.cx/46bn
crédit image: https://lc.cx/46bn

Le 22 avril dernier, L’AMSÉE tenait son assemblée de fondation où étaient présentés lettres patentes et règlements généraux. Voici quelques faits saillants :

Nouvelle #1 : L’AMSÉE compte un nouvel administrateur, monsieur Léonard Chevrier, bien connu pour son expérience en auto-production d’énergie renouvelable et pour sa découverte et suivi du dossier des sites contaminés sur l’Archipel. Merci Léonard pour ton dévouement à la cause et bienvenue!

Nouvelle #2 : Les 3 membres fondateurs restent en poste au CA. Il s’agit de Marianne Papillon (présidente), Natalia Porowska (vice-présidente) et Jean-Michel Leblanc (secrétaire-trésorier). Merci pour votre implication et vive la continuité!

Nouvelle #3 : Il reste un poste à combler! Nous recherchons une personne qui aurait des compétences en gestion (financement, suivi de projet, …) ou en communication (correction, traduction, web, …) Des idées? Écrivez-nous.

Nouvelle #4 : Nos pistes d’action pour l’année à venir sont le soutien à l’auto-production d’énergie renouvelable, le développement du Prix AMSÉE en énergie, l’amorce d’une plateforme web de transport participatif et bien sûr le suivi de l’actualité énergétique ainsi que le financement l’organisme. Ça vous parle? Faites-nous signe, on cherche des alliés!

Nouvelle #5 : La cotisation des membres est fixée à 10$ (25$ pour les membres corporatifs). Visitez l’onglet « devenir membre » pour vos mises à jour.

Nouvelle #6 : L’assemblée de fondation s’est déroulée sous la bienveillante présidence d’Arthur Miousse. Cette importante étape légale a agrandi notre légitimité et notre pouvoir d’action. Nous pouvons maintenant poursuivre notre mission! Merci Arthur!

UN AN APRÈS LE DÉVERSEMENT

OLÉODUC D’HYDRO-QUÉBEC À CAP-AUX-MEULES

Havre-aux-Maisons, le 15 septembre 2015 – Hydro-Québec a invité les résidents de Cap-aux-Meules à une soirée d’information le 10 septembre dernier à l’Étang-du-Nord. Un an après le déversement du 11 septembre 2014 de plus de 100 000 L de diésel au port de Cap-aux-Meules, la société d’État y a présenté les plans de réfection de son oléoduc.

Hydro-Québec prévoit en prolonger la portion aérienne de plusieurs dizaines de mètres dans le secteur du quai et procéder à une dizaine d’excavations préventives sur le reste du pipeline, incluant la mise en place d’un minimum de trois manchons de remplacement. « Nous avons pu constater qu’Hydro-Québec entend remettre son oléoduc à niveau pour la durée de la prochaine décennie et nous n’en attendons pas moins de la part de notre société d’État, » d’affirmer Marianne Papillon, porte-parole de l’Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE).

La fin des travaux est prévue en décembre, cependant les autorisations gouvernementales n’étaient pas encore obtenues au moment de la rencontre. De plus, la décontamination devra se poursuivre encore longtemps après ces travaux. « Le prochain programme de surveillance et d’entretien des infrastructures pétrolières d’Hydro-Québec devra être amélioré, opine la porte-parole, car soit les normes de l’industries sont insuffisantes, soit c’est leur application qui fait défaut. C’est ce que l’enquête en cours nous aidera à comprendre, » ajoute-t-elle.

Cet anniversaire concordait aussi avec la tombée de la décision de la Régie de l’énergie du Québec quant à la création d’un compte d’écart pour évènements imprévisibles liés aux combustibles dans les réseaux autonomes allant de 15 à 50 M$, ce qu’elle acceptait le 10 septembre précisément. La Régie refuse par contre d’y inclure le montant de 9,8M$ associé à ce déversement en 2014-2015, cette dépense étant antérieure à la décision. Il est à noter que les frais encore à venir de plus de 11 M$ y seront cependant admissibles. « Tant la société d’État que sa clientèle gagneraient à ce que Hydro-Québec s’implique davantage localement dans la réduction à la source, l’efficacité énergétique et la transition vers les énergies renouvelables afin de mieux gérer les risques inhérents à ses installations en réseau autonome» conclut la porte-parole.

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