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24 GROUPES CITOYENS ET ENVIRONNEMENTAUX RÉITÈRENT LEUR DEMANDE DE SUSPENSION DU MANDAT « tronqué » DU BAPE SUR ÉNERGIE EST ET DÉNONCENT LE PROCESSUS ANTI-DÉMOCRATIQUE

FrontCommunpourlaTransitionÉnergétiqueL’AMSÉE est membre du Front commun pour la transition énergétique et signataire de cette demande.

Montréal, le 2 mars 2016 – Dans la foulée de la décision du Québec de demander une injonction pour forcer TransCanada à se conformer aux lois québécoises et de la demande d’injonction déposée hier par le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE) et ses co-requérants afin d’annuler les audiences du BAPE sur la portion québécoise du projet d’oléoduc Énergie Est qui devaient débuter lundi, des groupes citoyens et environnementaux reviennent à la charge pour demander au ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques de suspendre le mandat « générique » qu’il a confié au BAPE relativement au projet Énergie Est de TransCanada.

Selon eux, le type de BAPE qui a été mis en branle, selon l’article 6.3 de la Loi sur la qualité de l’environnement,  n’est pas celui qui s’applique dans le cas du projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada. « Un BAPE « générique » s’applique à une question générale, se fait entièrement aux frais des contribuables et mène à une simple position du gouvernement. Si le ministre maintenait ce BAPE, cela lui servirait simplement à étoffer la position qu’il présentera aux audiences de l’Office national de l’énergie », explique Jacques Tétreault du Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ). Continuer la lecture

L’AMSÉE invite Hydro-Québec à assumer ses responsabilités

Communiqué pour diffusion  – L’AMSÉE invite la Société d’état Hydro-Québec à assumer ses responsabilités environnementales et à faire preuve de leadership dans la gouvernance de ses réseaux autonomes.

8 juillet 2015, Havre-aux-MaisonsHydro-Québec prévoit défrayer 20 millions $ pour nettoyer le site de Cap-aux-Meules suite au déversement de diesel de son oléoduc en septembre 2014. Elle demande maintenant à la Régie de l’énergie l’autorisation de créer un compte d’écart qui permettrait de répartir les coûts d’événement imprévisible en réseau autonome, redistribuant ainsi ces frais à la clientèle en les intégrant aux tarifs d’électricité des Québécois. Ce nouvel épisode ramène à l’avant plan l’importance d’inclure les coûts d’entretien, de réparation, de gestion des risques et de démantèlement aux coûts de production lors de l’évaluation des scénarios énergétiques. Cela devient d’autant plus pertinent que le gouvernement du Québec est à définir sa Politique énergétique pour les 10 prochaines années.

En réalité, peu d’événements accidentels ne sont aussi probables qu’un déversement lors d’utilisation d’hydrocarbures. Les Îles de la Madeleine à elles seules listent plusieurs déversements historiques majeurs et coûteux, dont la décontamination du site de la première centrale thermique au coût de plus de $ 11 millions1. Hydro-Québec elle-même affirme que l’utilisation des combustibles comme source d’approvisionnement dans ses 19 centrales en réseaux autonomes a pour effet d’augmenter les risques et les coûts associés à tout évènement imprévisible majeur y survenant2. On ne saurait trouver meilleurs arguments en faveur d’une réduction de la dépendance au pétrole dans les réseaux autonomes, en faveur de leur conversion aux énergies renouvelables et d’une intensification des efforts en efficacité énergétique auprès des communautés éloignées comme celle des Îles-de-la-Madeleine.

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