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La DUC, c’est maintenant!

Les citoyens inspirent les MRC et municipalités du Québec !

Comprenez, avec les lettres DUC que l’on parle de la Déclaration citoyenne universelle d’Urgence Climatique porté par des citoyens déterminés et qui demande à reconnaître l’état d’urgence climatique dès maintenant. Très complète, la DUC presse les citoyens, les organisations, MRC et Municipalités et partis politiques à sortir de l’illusion de croire que l’on a le temps, que la transition doit être progressive. Il faut changer de paradigme et agir en conséquence. Elle demande à tous les paliers de gouvernements, en commençant par le niveau municipal de s’engager. La vidéo ci-dessous permet de bien comprendre la démarche.

La Communauté Métropolitaine de Montréal est une des premières à l’adopter et contribuer à donner l’effet levier pour que la DUC se déploient dans tout le Québec. Pour voir les endosseurs de la DUC, vous pouvez consulter la liste ici. L’AMSÉE, en étant membre du Front Commun pour la Transition Énergétique est elle-aussi signataire de la DUC. Elle est la première à sensibiliser et à dénoncer l’inaction. Elle suit avec l’AQLPA, le mouvement d’adhésion des différentes municipalités et MRC au Québec qui l’endossent par résolution les unes après les autres. C’est pourquoi, l’AMSÉE se réjouit de voir la Communauté maritime des Îles se joindre à une telle démarche.

L’AMSÉE, depuis sa fondation presse pour une transition énergétique juste et solidaire. En ce sens, elle mène diverses activités de sensibilisation pour que la communauté madelinienne prenne le virage climatique. Dans sa dernière chronique On cause pour la planète avec Clovis Richard, l’AMSÉE rappellent les enjeux d’un évènement comme une COP 24 et ce que cela représente pour une communauté insulaire comme la notre, qui vient juste de vivre une situation d’urgence et subir les impacts d’une tempête sans précédent!

Les citoyens sont aussi invités à presser leur gouvernement en signant la DUC, et en s’engageant concrètement avec le Pacte. L’engouement citoyen est sans précèdent comme le démontre les différentes manifestations partout au pays avec les Marche pour la planète, la Planète s’invite au Parlement et les Coups de Main pour la Nature aux Îles, rassemblant tous des milliers de personnes!

Élections 2018: nos attentes en énergie

🍀 Faire de la transition énergétique des Îles-de-la-Madeleine et du Québec un axe central de développement

Saisir le virage, planifier le développement économique et social en vue d’augmenter la résilience de nos infrastructures et de notre collectivité face aux défis qui s’annoncent.

🌎 S’engager fermement à réduire les GES conformément aux objectifs internationaux de lutte aux changements climatiques (-20% en 2020, -37,5% en 2030, -80% en 2050)

Soulager de toute urgence les écosystèmes, dont dépendent les droits humains et la vie. Être exemplaire et proactif!

🚢 Sortir les Îles-de-la-Madeleine et le Québec des énergies fossiles d’ici 2050

Tourner le dos à l’exploration & production pétrolière et gazière au Québec. Soutenir le scénario de raccordement de l’archipel, planifier la conversion locale au chauffage de source renouvelable, favoriser l’électrification des transports.

💡Prioriser les mesures de réduction à la source et d’efficacité énergétique à celles visant à produire de l’énergie

Bonifier les efforts de Transition Énergétique Québec et redonner à la Régie de l’Énergie du Québec ses pleins pouvoirs sur l’examen de la production d’énergie, en vue d’une planification intégrée des ressources.

✨ Stimuler l’innovation technologique et sociale 

Arrimer les besoins des citoyens-consommateurs avec les possibilités d’action individuelle et collective, amenant sécurité et résilience énergétique. Des idées? Maisons à consommation nulle, campagnes d’éducation, économie circulaire, concertation et partage de ressources, permaculture, plateforme web de transport multimodal, bateaux à l’hydrogène, stockage, etc.

⛱ Réduire les risques résiduels liés aux hydrocarbures:

Investir dans la prévention des accidents, assurer une capacité d’intervention en cas de déversement, lancer des chantiers de décontamination.

Sur ce, bonne campagne!

11 septembre 2016: 2e anniversaire du déversement au quai de Cap-aux-Meules

Dimanche passé marquait le 2e anniversaire du déversement de 100 000 litres de diésel dans l’enceinte du quai de Cap-aux-Meules. L’AMSÉE aimerait prendre cette occasion pour faire un état des lieux de la progression de ce dossier. Durant la dernière année, plusieurs événements ont attiré l’attention.

  • Publication du rapport d’enquête accablant du ministère de l’environnement (MDDELCC) au sujet de l’accident survenu dans la nuit du 10 au 11 septembre 2014 : Le rapport mettait en évidence plusieurs erreurs techniques et humaines survenues lors du test d’étanchéité du pipeline et détaillait l’état délabré des installations, laissant planer un doute sur une culture de laisser aller chez Hydro-Québec, notamment par rapport aux systèmes d’approvisionnement énergétique autonomes. La société d’état sous-estimerait-elle les risques inhérents associés à l’exploitation des installations thermiques? Bien des questions restent sans réponse, même si le niveau de sécurité semble avoir été sensiblement rehaussé.
  • Début des travaux de réhabilitation du quai : Après de nombreux délais, Hydro-Québec a entamé les travaux de réhabilitation du quai. Plusieurs technologies sont au banc d’essai. En effet, malgré les circonstances somme-toute clémentes (le déversement s’est produit à l’intérieur de l’enceinte du quai, par un temps calme), la situation est compliquée. Un nombre élevé de structures souterraines vulnérables (conduits électriques, notamment), restreignent la surface de travail pouvant être activement décontaminée, laisser croire que quelques 20% des 100 000L de diésel écoulé ne pourront être récupéré et devront être dégradés naturellement, avec le temps. Il s’agit d’une réalité implacable, qu’on accepte malgré nous : la consommation continue des hydrocarbures appelle une partie croissante du territoire à être sacrifiée, parfois à perpétuité.
  • La Régie de l’énergie a accepté que soit créé un compte d’écart, qui devra à l’avenir permettre à la société d’état de financer des surcoûts opérationnels majeurs, liés notamment à des bris ou des déversements. Les montants à inscrire ne sont cependant pas encore connus : les coûts de réhabilitation du quai avaient été prévus à quelques $20 millions, mais les dernières estimations laissent croire que cette somme pourrait atteindre quelques $32 millions.

Deux ans plus tard, l’AMSÉE se questionne sur ce que sauraient accomplir des investissements équivalents en termes de transition énergétique aux Îles, si une véritable volonté politique devait se matérialiser.N’attendons pas un autre trois ans pour y répondre! Le temps presse pour rejoindre les centaines de communautés à travers le monde qui s’affranchissent des énergies fossiles et se soustraient aux risques que ces dernières représentent. Rappelons que le mois d’août dernier a été le 11e mois d’affilé à battre des records mondiaux de chaleur…

N’attendons pas une unique solution miracle, non-plus : le réinvestissement nécessaire dans les réseaux autonomes devra non-seulement en assurer la conversion, mais soutenir une véritable transition, misant sur l’économie et l’efficacité énergétique, toutes les deux génératrices de richesse locale.

 

UN AN APRÈS LE DÉVERSEMENT

OLÉODUC D’HYDRO-QUÉBEC À CAP-AUX-MEULES

Havre-aux-Maisons, le 15 septembre 2015 – Hydro-Québec a invité les résidents de Cap-aux-Meules à une soirée d’information le 10 septembre dernier à l’Étang-du-Nord. Un an après le déversement du 11 septembre 2014 de plus de 100 000 L de diesel au port de Cap-aux-Meules, la société d’État y a présenté les plans de réfection de son oléoduc.

Hydro-Québec prévoit en prolonger la portion aérienne de plusieurs dizaines de mètres dans le secteur du quai et procéder à une dizaine d’excavations préventives sur le reste du pipeline, incluant la mise en place d’un minimum de trois manchons de remplacement. « Nous avons pu constater qu’Hydro-Québec entend remettre son oléoduc à niveau pour la durée de la prochaine décennie et nous n’en attendons pas moins de la part de notre société d’État, » d’affirmer Marianne Papillon, porte-parole de l’Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE).

La fin des travaux est prévue en décembre, cependant les autorisations gouvernementales n’étaient pas encore obtenues au moment de la rencontre. De plus, la décontamination devra se poursuivre encore longtemps après ces travaux. « Le prochain programme de surveillance et d’entretien des infrastructures pétrolières d’Hydro-Québec devra être amélioré, opine la porte-parole, car soit les normes de l’industrie sont insuffisantes, soit c’est leur application qui fait défaut. C’est ce que l’enquête en cours nous aidera à comprendre, » ajoute-t-elle. Continuer la lecture