UNE MEILLEURE COMMUNICATION ANNONCÉE PAR HYDRO-QUÉBEC EST ATTENDUE

 

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Source : tableau de la page 24, Plan stratégique 2016-2020 d’Hydre-Québec

 

Havre-aux-Maisons, le 21 juin 2016 – L’AMSÉE se réjouit d’apprendre que Hydro-Québec, dans son Plan stratégique 2016-2020, entend améliorer le service à la clientèle et communiquer de façon proactive avec ses clients, ses employés et ses partenaires. Pour ce faire, Hydro-Québec prévoit «informer et écouter» ainsi que « favoriser l’accessibilité et l’ouverture ». Le plan prévoit « privilégier une communication de proximité, basée sur l’authenticité et l’écoute; fournir la bonne information dans les meilleurs délais; mieux expliquer nos activités, notre contexte d’affaire, nos enjeux et notre contribution à l’économie québecoise; répondre aux demandes de renseignements conformément à notre engagement sur la transparence. »

Considérant qu’il y a encore beaucoup d’obstacle à lever pour y parvenir, une telle amélioration des communications en proximité des populations desservies est très attendue aux Îles-de-la-Madeleine. En effet, Hydro-Québec refuse toujours de commenter le rapport d’enquête du déversement de 2014 à Cap-aux-Meules[i]. Aussi, l’AMSÉE constate que la sortie même de ce Plan au niveau national a provoqué un émoi dans la communauté madelinienne[ii], laissant croire à une conversion imminente de la centrale thermique. Or, la conversion en cours qui y est annoncée ne concerne que la poursuite du projet éolien déjà prévu. Quant à l’appel de proposition annoncé pour 2019 au sujet de la conversion de la centrale thermique des Îles-de-la-Madeleine, il a pour but d’évaluer divers scéanarios d’approvisionnement et donc de planifier la conversion « en fonction de la fin de vie utile des centrales » (celle de Cap-aux-Meules étant estimée à 2035).

L’AMSÉE demande à la Société d’État de mieux informer la population madelinienne sur son Plan stratégique et de mettre à exécution sa stratégie d’information, écoute, accessibilité et ouverture au sujet de la planification de la conversion de la centrale. Hydro-Québec doit impliquer et consulter adéquatement la population pour prendre en considération l’acceptabilité sociale des scénarios d’alimentation qui seront envisagés puis retenus. Pour sa part, l’AMSÉE ne favorise aucun scénario en particulier, mais plutôt un cadre d’analyse de multiples scénarios basé sur la réduction de la consommation fossile et sur la réduction des risques et impacts qui y sont associés, le tout s’inscrivant dans une vision de développement durable de la communauté madelinienne.

Outre l’assainissement progressif des réseaux autonomes, l’AMSÉE tient à souligner d’autres éléments favorables du Plan : « Contribuer au développement économique et à la transition énergétique du Québec » ; « Poursuivre nos efforts en efficacité énergétique »; « Proposer de nouveaux programmes pour réduire la consommation d’électricité en période de pointe »; « Améliorer le service offert aux autoproducteurs résidentiels d’énergie renouvelable (option mesurage net) » et « Intensification des efforts pour commercialiser [les] systèmes de stockage de grande capacité destinés aux réseaux électriques (dont les réseaux autonomes). »

L’AMSÉE profite du passage du P.D.G. d’Hydro-Québec, Monsieur Éric Martel, aux Îles-de-la-Madeleine le 23 juin, pour réitérer ses questions[iii] et demandes[iv] en lien avec le déversement et avec la transition énergétique locale. En plus de demander explication et réparation pour les événements de 2014, l’AMSÉE demande plus de mesures de soutien pour réduire la consommation fossile. En effet, en 2016, il est inacceptable que seules les énergies fossiles (chauffage à l’huile et gaz) soient subventionnées dans les programmes d’efficacité énergétique des Îles-de-la-Madeleine, lesquels devraient d’ailleurs, en plus d’inclure les énergies renouvelables, bénéficier de beaucoup plus de visibilité et de promotion. Enfin, l’AMSÉE invite la direction d’Hydro-Québec à rencontrer les organismes du milieu et à participer à l’éventuelle mise en œuvre du Plan énergétique de l’Agglomération des Îles-de-la-Madeleine en vue de favoriser la réduction de l’empreinte énergétique et la transition locale.

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L’AMSÉE est un OSBL ayant pour mission de promouvoir la sécurité énergétique et environnementale aux Îles de la Madeleine. Elle vise à stimuler la mise en place de mesures de réduction des risques et des impacts des événements accidentels terrestres et maritimes liés à l’approvisionnement énergétique, sur l’archipel et dans le golfe du Saint-Laurent. Elle vise aussi à contribuer à la réduction de l’empreinte environnementale madelinienne en valorisant la réduction des besoins à la source et l’efficacité énergétique (www.amsee.ca).

Source : Marianne Papillon, porte-parole de l’AMSÉE, 418 937-4945, amsee.ca@outlook.com

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CULPABILITÉ D’HYDRO-QUÉBEC CONCERNANT LE DÉVERSEMENT À CAP-AUX-MEULES : QUELLES LEÇONS EN TIRER?

CAM-panoramique8nov2014Havre-aux-Maisons, le 2 février 2016 – Hydro-Québec a reconnu sa culpabilité dans le déversement de 100 600 L de diesel au port de Cap-aux-Meules la nuit du 10 au 11 septembre. Ainsi, elle admet ne pas avoir assurée une surveillance continue lors des tests d’étanchéité, malgré que son oléoduc, rempli de plus de 300 000 L de diesel, était soumis à une importante pression. Constatant, le lendemain matin, qu’il y avait eu une chute de pression, 69 500 L supplémentaires ont été injectés pour rétablir celle-ci. L’oléoduc n’a effectivement été vidé de son contenu que le soir du 11 septembre, des heures après que les bateaux aient été retenus à quai, en raison de la présence d’une nappe d’huile au port de Cap-aux-Meules.

IMG_1309BL’Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE) se désole de constater que des éléments de surveillance aussi élémentaires aient été omis, vu le discours actuel de l’industrie de l’énergie au sujet de la sécurité de ses pipelines. Une véritable culture de précaution doit se développer au sein notre Société d’État et des institutions gouvernementales qui établissent les normes en la matière. « Si l’industrie se défend en disant suivre les normes, ne devrions-nous pas revoir les règlements qui les établissent? Nous ne pouvons pas accepter que l’industrie soit réglementée par des normes insuffisantes exigeant seulement le strict minimum au mépris de l’intégrité de nos milieux de vie. Et que penser de nos gouvernements qui semblent incapables de faire respecter ces normes, comme vient justement d’en témoigner2 la commissaire fédérale au développement durable?» demande Marianne Papillon, porte-parole de l’AMSÉE. « Le processus interne d’amélioration des pratiques qui a présentement cours chez Hydro-Québec sera-t-il rendu public? Quelles leçons la Société d’État tire-t-elle des événements aux Îles? En fera-t-elle bénéficier la communauté, l’industrie et nos institutions? Nous le souhaitons, espérant ainsi éviter le pire à d’autres communautés menacées par d’éventuels déversements. »
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UN AN APRÈS LE DÉVERSEMENT

OLÉODUC D’HYDRO-QUÉBEC À CAP-AUX-MEULES

Havre-aux-Maisons, le 15 septembre 2015 – Hydro-Québec a invité les résidents de Cap-aux-Meules à une soirée d’information le 10 septembre dernier à l’Étang-du-Nord. Un an après le déversement du 11 septembre 2014 de plus de 100 000 L de diésel au port de Cap-aux-Meules, la société d’État y a présenté les plans de réfection de son oléoduc.

Hydro-Québec prévoit en prolonger la portion aérienne de plusieurs dizaines de mètres dans le secteur du quai et procéder à une dizaine d’excavations préventives sur le reste du pipeline, incluant la mise en place d’un minimum de trois manchons de remplacement. « Nous avons pu constater qu’Hydro-Québec entend remettre son oléoduc à niveau pour la durée de la prochaine décennie et nous n’en attendons pas moins de la part de notre société d’État, » d’affirmer Marianne Papillon, porte-parole de l’Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE).

La fin des travaux est prévue en décembre, cependant les autorisations gouvernementales n’étaient pas encore obtenues au moment de la rencontre. De plus, la décontamination devra se poursuivre encore longtemps après ces travaux. « Le prochain programme de surveillance et d’entretien des infrastructures pétrolières d’Hydro-Québec devra être amélioré, opine la porte-parole, car soit les normes de l’industries sont insuffisantes, soit c’est leur application qui fait défaut. C’est ce que l’enquête en cours nous aidera à comprendre, » ajoute-t-elle.

Cet anniversaire concordait aussi avec la tombée de la décision de la Régie de l’énergie du Québec quant à la création d’un compte d’écart pour évènements imprévisibles liés aux combustibles dans les réseaux autonomes allant de 15 à 50 M$, ce qu’elle acceptait le 10 septembre précisément. La Régie refuse par contre d’y inclure le montant de 9,8M$ associé à ce déversement en 2014-2015, cette dépense étant antérieure à la décision. Il est à noter que les frais encore à venir de plus de 11 M$ y seront cependant admissibles. « Tant la société d’État que sa clientèle gagneraient à ce que Hydro-Québec s’implique davantage localement dans la réduction à la source, l’efficacité énergétique et la transition vers les énergies renouvelables afin de mieux gérer les risques inhérents à ses installations en réseau autonome» conclut la porte-parole.

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Dépôt du projet de loi miroir Canada-Québec sur les hydrocarbures extracôtiers : Quand les principaux concernés seront-ils consultés?

Communiqué de presse pour diffusion immédiate

Havre-aux-Maisons, le 16 juin 2015 – L’Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE) prend acte des propos du ministre Arcand à l’effet qu’il y aurait une consultation publique avant de décider si le Québec va de l’avant dans développement pétrolier du golfe du Saint-Laurent et demande à ce que ce processus, qui pourrait mener à une levée du moratoire, soit officialisé.

Une démarche précipitée sans égard à la réalité locale

Le ministre Arcand a déposé, le 11 juin 2015, le projet de Loi miroir de mise en œuvre de l’Accord entre le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec sur la gestion conjointe des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent sans avoir complété les études environnementales stratégiques (ÉES) sur la filière des hydrocarbures et sans consultation préalable.

Son propre ministère procédait, quatre jours après ce dépôt, à une démarche publique, volet « hydrocarbures », en vue d’élaborer la future politique énergétique du Québec. Cette démarche s’articulait autour d’une table d’experts composée de membres de l’industrie pétrolière mais d’aucun expert du golfe du Saint-Laurent. Alors que la question de la pertinence d’ouvrir le golfe ou non au développement pétrolier a pour ainsi dire été évacuée de cette démarche, le ministre Arcand a affirmé2 : « Nous entendons les revendications des pêcheurs des Îles de la Madeleine et des membres de leur communauté. La question fondamentale qu’il faut se poser, c’est est-ce que nous allons laisser Terre-Neuve faire l’exploitation [tandis que le Québec] assumera tous les risques, parce que les risques seront exactement les mêmes, sans nécessairement en tirer des bénéfices » ?

L’AMSÉE s’étonne d’un traitement aussi restreint des enjeux entourant l’exploration dans le golfe et souligne que même cette étroite question n’a pas été abordée par les experts présents. L’AMSÉE tient aussi à rectifier que Terre-Neuve n’exploite pas le golfe du Saint-Laurent en ce moment. Au contraire, aucun permis de forage n’a été accordé à Corridor Resources et leur licence, pour le secteur Old Harry, arrivera à échéance sous peu. Aussi, il faut rappeler que Terre-Neuve a inclu des visites des communautés québécoises lors de la révision de leur EÉS. « Quel rôle Québec jouera-t-il exactement pour faire diminuer ces risques potentiels interprovinciaux? En ce sens, proposer de développer le secteur pétrolier extra-côtier pour gérer les risques interprovinciaux actuels et futurs ne figure certainement pas parmi les meilleures options, » d’affirmer Marianne Papillon, porte-parole de l’AMSÉE.

Un moratoire québécois temporaire à l’avenir incertain Lire la suite

La Coalition Saint-Laurent dénonce le projet de Loi 49 vers l’exploration du golfe

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Projet de loi 49 sur l’exploration pétrolière dans le golfe : Québec abdique ses responsabilités environnementales au profit d’Ottawa
La Coalition Saint-Laurent dénonce ce nouveau jalon vers un état pétrolier
Montréal, 11 juin 2015– Après plus de quatre ans de négociations avec le gouvernement fédéral, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, M. Pierre Arcand, a déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale du Québec le projet de loi «miroir» no. 49sur l’exploration pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent. Un projet de loi «miroir» semblable devrait incessamment être déposé au Parlement fédéral. Ces deux projets de loi, lorsqu’ils seront adoptés, ouvriront toute grande la porte de l’exploration pétrolière dans la partie québécoise du golfe. La Coalition Saint-Laurent dénonce cette nouvelle étape vers la transformation du Québec en État pétrolier. Après les forages pétroliers à Anticosti ou en Gaspésie, après les projets d’oléoducs ou de port pétrolier, après les projets de fracturation hydraulique dans la vallée du Saint-Laurent, voici que l’on cherche maintenant à faire sauter les derniers obstacles aux forages en mer dans le golfe.

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