Archives de catégorie : Réduire les impacts

La DUC, c’est maintenant!

Les citoyens inspirent les MRC et municipalités du Québec !

Comprenez, avec les lettres DUC, que l’on parle de la Déclaration citoyenne universelle d’Urgence Climatique portée par des citoyens déterminés et qui demandent à reconnaître l’état d’urgence climatique dès maintenant. Très complète, la DUC presse les citoyens, les organisations, MRC, Municipalités et partis politiques à sortir de l’illusion de croire que l’on a le temps ou que la transition devrait être progressive. Il faut changer de paradigme et agir en conséquence. Elle demande à tous les paliers de gouvernements, en commençant par le niveau municipal, de s’engager. La vidéo ci-dessous permet de bien comprendre la démarche.

La Communauté Métropolitaine de Montréal est une des premières à l’avoir adoptée et a contribué à donner l’effet levier pour que la DUC se déploie dans tout le Québec. Pour voir les endosseurs de la DUC, vous pouvez consulter la liste ici. L’AMSÉE, en étant membre du Front Commun pour la Transition Énergétique est elle aussi signataire de la DUC. Elle est la première à sensibiliser et à dénoncer l’inaction. Elle suit avec l’AQLPA, le mouvement d’adhésion des différentes municipalités et MRC au Québec qui l’endossent par résolution les unes après les autres. C’est pourquoi, l’AMSÉE se réjouit de voir la Communauté maritime des Îles se joindre à une telle démarche.

L’AMSÉE, depuis sa fondation, presse pour une transition énergétique juste et solidaire. En ce sens, elle mène diverses activités de sensibilisation pour que la communauté madelinienne prenne le virage climatique. Dans sa dernière chronique On cause pour la planète avec Clovis Richard, l’AMSÉE rappelle les enjeux d’un évènement comme une COP 24 et ce que cela représente pour une communauté insulaire comme la nôtre, qui vient juste de vivre une situation d’urgence et subir les impacts d’une tempête sans précédent!

Les citoyens sont aussi invités à presser leur gouvernement en signant la DUC, et en s’engageant concrètement avec le Pacte. L’engouement citoyen est sans précèdent, comme le démontre les différentes manifestations partout au pays avec les Marche pour la planète, la Planète s’invite au Parlement et les Coups de Main pour la Nature aux Îles, rassemblant au total des milliers de personnes!

Traditionnelle journée de réflexion pour le ROEÉ

Crédit: Léonard Chevrier

Le 12 novembre dernier, le Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEÉ) tenait sa traditionnelle journée de réflexion avec ses membres. Cette année, le thème portait sur :

CHANGEMENT DE GOUVERNEMENT PROVINCIAL :

DE NOUVEAUX PARAMÈTRES À

CONSIDÉRER EN ÉNERGIE ET ENVIRONNEMENT? QUEL POSITIONNEMENT POUR LE ROEÉ?

Pour l’occasion, les membres de l’AMSÉE se sont réunis via Skype pour participer à distance à cette rencontre avec les autres membres du ROEÉ. Continuer la lecture

Le projet Groupe d’action énergie et bâtiment durable aux Îles-de-la-Madeleine bat son plein !

Québec, le 15 novembre 2018 – L’équipe d’Écobâtiment est heureuse de partager le bilan intermédiaire de son projet Groupe d’action énergie et bâtiment (GAEB) réalisé aux Îles-de-la-Madeleine. Le Groupe d’action énergie et bâtiment aux Îles-de-la-Madeleine est constitué des organisations suivantes :
• Écobâtiment
• Municipalité des Îles-de-la-Madeleine
• Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM)
• Caisse populaire Desjardins des Ramées
• Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE)
• Lapierre Ancestrale entrepreneur général
• Hydro-Québec
• Attention Fragîles
• CISSS des Îles
• 3P Inspection en bâtiment Continuer la lecture

11 septembre 2016: 2e anniversaire du déversement au quai de Cap-aux-Meules

Dimanche passé marquait le 2e anniversaire du déversement de 100 000 litres de diésel dans l’enceinte du quai de Cap-aux-Meules. L’AMSÉE aimerait prendre cette occasion pour faire un état des lieux de la progression de ce dossier. Durant la dernière année, plusieurs événements ont attiré l’attention.

  • Publication du rapport d’enquête accablant du ministère de l’environnement (MDDELCC) au sujet de l’accident survenu dans la nuit du 10 au 11 septembre 2014 : Le rapport mettait en évidence plusieurs erreurs techniques et humaines survenues lors du test d’étanchéité du pipeline et détaillait l’état délabré des installations, laissant planer un doute sur une culture de laisser aller chez Hydro-Québec, notamment par rapport aux systèmes d’approvisionnement énergétique autonomes. La société d’état sous-estimerait-elle les risques inhérents associés à l’exploitation des installations thermiques? Bien des questions restent sans réponse, même si le niveau de sécurité semble avoir été sensiblement rehaussé.
  • Début des travaux de réhabilitation du quai : Après de nombreux délais, Hydro-Québec a entamé les travaux de réhabilitation du quai. Plusieurs technologies sont au banc d’essai. En effet, malgré les circonstances somme-toute clémentes (le déversement s’est produit à l’intérieur de l’enceinte du quai, par un temps calme), la situation est compliquée. Un nombre élevé de structures souterraines vulnérables (conduits électriques, notamment), restreignent la surface de travail pouvant être activement décontaminée, laisser croire que quelques 20% des 100 000L de diésel écoulé ne pourront être récupéré et devront être dégradés naturellement, avec le temps. Il s’agit d’une réalité implacable, qu’on accepte malgré nous : la consommation continue des hydrocarbures appelle une partie croissante du territoire à être sacrifiée, parfois à perpétuité.
  • La Régie de l’énergie a accepté que soit créé un compte d’écart, qui devra à l’avenir permettre à la société d’état de financer des surcoûts opérationnels majeurs, liés notamment à des bris ou des déversements. Les montants à inscrire ne sont cependant pas encore connus : les coûts de réhabilitation du quai avaient été prévus à quelques $20 millions, mais les dernières estimations laissent croire que cette somme pourrait atteindre quelques $32 millions.

Deux ans plus tard, l’AMSÉE se questionne sur ce que sauraient accomplir des investissements équivalents en termes de transition énergétique aux Îles, si une véritable volonté politique devait se matérialiser.N’attendons pas un autre trois ans pour y répondre! Le temps presse pour rejoindre les centaines de communautés à travers le monde qui s’affranchissent des énergies fossiles et se soustraient aux risques que ces dernières représentent. Rappelons que le mois d’août dernier a été le 11e mois d’affilé à battre des records mondiaux de chaleur…

N’attendons pas une unique solution miracle, non-plus : le réinvestissement nécessaire dans les réseaux autonomes devra non-seulement en assurer la conversion, mais soutenir une véritable transition, misant sur l’économie et l’efficacité énergétique, toutes les deux génératrices de richesse locale.