Archives de catégorie : Communiqué

Positions officielles de l’AMSÉE diffusées aux médias. À propager!

Stratégie énergétique des Îles-de-la-Madeleine : de la planification à la mise en œuvre

 

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Stratégie énergétique des Îles-de-la-Madeleine adoptée le lundi 12 juin 2017

Havre-aux-Maisons, le 28 juin 2017 L’AMSÉE salue la publication de la Stratégie énergétique des Îles-de-la-Madeleine 2017-2025 par la Communauté maritime des Îles (CMÎ) et offre sa collaboration à sa mise en œuvre. Le territoire dispose maintenant d’objectifs, de cibles et de mesures, il s’agit là de gains véritables pour la collectivité. Le document est accessible, vulgarisé et agréable à consulter, aussi l’AMSÉE invite les citoyens et organisations à en prendre connaissance. L’AMSÉE reconnaît également de nombreuses propositions qu’elle a soumise à la CMÎ et à sa commission et s’avoue emballée par certains éléments tels que : plateforme d’autopartage en 2018, révision de la réglementation des bâtiments pour faciliter l’autoproduction et l’efficacité énergétique, l’organisation d’un événement majeur en énergie aux Îles en 2018 et la volonté énoncée d’outiller et de dynamiser le milieu.

 

L’AMSÉE qualifie toutefois les cibles de la Stratégie énergétique des Îles-de-la-Madeleine de réalistes mais peu ambitieuses. Continuer la lecture

L’EPA confirme le lien entre fracturation hydraulique et contamination de l’eau potable

Solidaire des communautés aux prises avec des projets de fracturation, l’AMSÉE, fier membre du Front Commun, vous partage cette information :

logo-fcte-coul-72-dpiCommuniqué du Front Commun pour la transition énergétique- pour diffusion immédiate

L’EPA confirme le lien entre fracturation hydraulique et contamination de l’eau potable

Le gouvernement Couillard doit interdire cette technique dangereuse

Montréal, le 14 décembre 2016 – Le Front commun pour la transition énergétique revient à la charge et demande que le gouvernement du Québec adopte d’urgence un décret interdisant la fracturation sur l’ensemble du territoire du Québec. Cette demande s’appuie sur le rapport final de l’Agence de protection environnementale des États-Unis (Environmental Protection Agency, EPA) sur l’impact potentiel de la fracturation hydraulique sur les ressources en eau potable, rendu public le 13 décembre dernier. Elle survient trois jours après que le gouvernement Couillard ait imposé l’adoption sous bâillon de la Loi sur les hydrocarbures permettant la fracturation au Québec. Le rapport de l’EPA confirme l’existence d’un lien direct entre cette dangereuse technique et la contamination de l’eau potable.

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L’AMSÉE DEMANDE PLUS D’OUVERTURE DANS LE DOSSIER DE L’ÉOLIEN AUX ÎLES DE LA MADELEINE

Havre-aux-Maisons, le 18 août 2016 – L’AMSÉE se réjouit de l’intérêt croissant pour les énergies renouvelables aux Îles de la Madeleine. La production d’énergie éolienne est cohérente avec la vision globale de l’organisme basée sur la réduction des besoins, des risques et des impacts associés à l’énergie. L’AMSÉE est donc généralement favorable à la fillière éolienne comme à tout autre projet d’énergie renouvelable, pourvu que les impacts spécifiques et cumulatifs soient bien évalués, et que les efforts en réduction de la consommation et en efficacité énergétique se poursuivent.

En plus du projet éolien sur la Dune-du-Nord, un projet éolien à Grosse-Île a été présenté à l’AMSÉE en juillet 2016. Ce nouveau projet semble concordant avec les préoccupations exprimées par la population des Îles de la Madeleine en 2007, en autant que l’information sur ce projet soit transmise en toute transparence et que la communauté soit impliquée.

Un parc éolien de 6 MW, tel que prévu à l’appel de propositions d’Hydro-Québec, épargnerait le transport et la combustion d’environ 4 millions L de mazout annuellement et l’émission de près de 15 000 t éq CO2. En quelque sorte, les délais d’intégration de l’énergie éolienne au réseau des Îles ont donc une empreinte écologique équivalente. Rappelons que cet appel ciblant la Dune-du-Nord est actuellement reporté en raison d’une problématique environnementale, soit l’habitat protégé du corème de Conrad, et qu’une démarche de consultation puis de dérogation est attendue.

« Le temps presse en matière de lutte aux changements climatiques et nous souhaitons davantage de leadership et d’ouverture dans le dossier de l’éolien aux Îles de la Madeleine, » souligne Marianne Papillon, porte-parole de l’organisme.  « De nouvelles options doivent être considérées pour lever les obstacles à l’énergie renouvelable sur l’archipel. Nous demandons une entente de gré à gré entre Hydro-Québec et des promoteurs d’énergie renouvelable ou encore une bonification de l’appel d’offre éolien » ajoute la porte-parole. Dans le cas où Hydro-Québec voudrait maintenir son actuel appel de propositions, l’AMSÉE recommande de :

Inclure de nouveaux sites : En ajoutant par exemple la zone industrielle de Grosse-Île, la problématique du corème de Conrad et les démarches administratives qui en découlent pourraient être évitées. La démarche en cours sur la Dune-du-Nord pourrait tout de même être maintenue en parallèle si opportun.

Doubler la puissance : En intégrant 12 MW d’énergie renouvelable plutôt que 6 MW, on peut penser que c’est 8 millions L de mazout et 30 000 t éq. CO2 qui seraient épargnés annuellement. L’AMSÉE invite Hydro-Québec à reconsidérer à la hausse le potentiel de pénétration éolienne au sein de son réseau autonome des Îles.

Intégrer une option de stockage : En jumelage à l’éolien, le stockage permettrait de compenser les fluctuations de cette énergie intermittente et en maximiserait les bénéfices. Mais dès maintenant, même en l’absence d’un parc éolien, le stockage éviterait des pertes d’électrité excédentaire et approvisonnerait le réseau en périodes de pointe, résultant en une économie de carburant et d’émission. La commercialisation des batteries Esstalion de Hydro-Québec et Sony au sein des réseaux autonomes figure d’ailleurs au Plan stratégique 2016-2020 d’Hydro-Québec.

L’AMSÉE a débuté une démarche de sensibilisation des acteurs locaux en ce sens et procèdera à des démarches nationales selon l’évolution de la situation. Elle entend aussi revenir à la charge pour que les énergies renouvelables soient admissibles au programme d’utilisation efficace de l’énergie dans le réseau autonome d’Hydro-Québec, lequel soutient actuellement exclusivement les énergies fossiles.

UNE MEILLEURE COMMUNICATION ANNONCÉE PAR HYDRO-QUÉBEC EST ATTENDUE

 

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Source : tableau de la page 24, Plan stratégique 2016-2020 d’Hydre-Québec

 

Havre-aux-Maisons, le 21 juin 2016 – L’AMSÉE se réjouit d’apprendre que Hydro-Québec, dans son Plan stratégique 2016-2020, entend améliorer le service à la clientèle et communiquer de façon proactive avec ses clients, ses employés et ses partenaires. Pour ce faire, Hydro-Québec prévoit «informer et écouter» ainsi que « favoriser l’accessibilité et l’ouverture ». Le plan prévoit « privilégier une communication de proximité, basée sur l’authenticité et l’écoute; fournir la bonne information dans les meilleurs délais; mieux expliquer nos activités, notre contexte d’affaire, nos enjeux et notre contribution à l’économie québecoise; répondre aux demandes de renseignements conformément à notre engagement sur la transparence. »

Considérant qu’il y a encore beaucoup d’obstacle à lever pour y parvenir, une telle amélioration des communications en proximité des populations desservies est très attendue aux Îles-de-la-Madeleine. En effet, Hydro-Québec refuse toujours de commenter le rapport d’enquête du déversement de 2014 à Cap-aux-Meules[i]. Aussi, l’AMSÉE constate que la sortie même de ce Plan au niveau national a provoqué un émoi dans la communauté madelinienne[ii], laissant croire à une conversion imminente de la centrale thermique. Or, la conversion en cours qui y est annoncée ne concerne que la poursuite du projet éolien déjà prévu. Quant à l’appel de proposition annoncé pour 2019 au sujet de la conversion de la centrale thermique des Îles-de-la-Madeleine, il a pour but d’évaluer divers scénarios d’approvisionnement et donc de planifier la conversion « en fonction de la fin de vie utile des centrales » (celle de Cap-aux-Meules étant estimée à 2035).

L’AMSÉE demande à la Société d’État de mieux informer la population madelinienne sur son Plan stratégique et de mettre à exécution sa stratégie d’information, écoute, accessibilité et ouverture au sujet de la planification de la conversion de la centrale. Hydro-Québec doit impliquer et consulter adéquatement la population pour prendre en considération l’acceptabilité sociale des scénarios d’alimentation qui seront envisagés puis retenus. Pour sa part, l’AMSÉE ne favorise aucun scénario en particulier, mais plutôt un cadre d’analyse de multiples scénarios basé sur la réduction de la consommation fossile et sur la réduction des risques et impacts qui y sont associés, le tout s’inscrivant dans une vision de développement durable de la communauté madelinienne. Continuer la lecture