Archives de catégorie : Chroniques : vivre la transition aux Îles-de-la-Madeleine

Nos membres et auteurs vous offrent leurs vues sur la transition! Partage d’anecdotes, trucs et inspirations pour se mettre les deux pieds dedans, sinon le coeur!

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Une Heure pour la Terre: mobilisation et mobilité!

Le 29 mars 2017, nous étions à CFIM à la chronique 1/4 d’heure pour l’environnement, pour faire le bilan de l’activité d’envergure mondiale: Une heure pour la Terre. AMSÉE_2017_transport V3

Bien qu’éteindre les lumières soit une action simple et concrète, cet évènement nous sensibilise à adopter des gestes écologiques au quotidien. Car, ensemble, nous pouvons avoir un impact positif!

Pour le démontrer, nos deux intervenantes de l’AMSEE, Camille et Nata, nous proposent leur témoignage et analyse sur notre capacité à réduire nos gaz à effet de serre aux Îles en repensant nos mobilités. En effet, les secteurs de transport des personnes et marchandises sont des gros consommateurs d’énergie fossile. Nous avons des solutions technologiques comme des voitures électriques ou des panneaux solaires sur des toits de bus ou de bateaux de pêche. Mais nous avons aussi des innovations sociales comme l’autopartage ou l’organisation pratique et instantanée de nos transports.

Pierre-Luc, animateur radio, a volontiers accepté l’invitation de Camille à essayer sa Smart 100% électrique. Nous avons parcouru l’Étang du Nord et sommes allés essayer la borne électrique située à côté de la centrale d’Hydro-Québec. Il y a près d’une dizaine de propriétaires de ce modèle aux Îles. Le modèle semble bien adapté à nos habitudes de transport sur l’archipel, comme pour les courtes distances, et même l’hiver. Pour seconde voiture, ou pour une entreprise, cela vaut le coup compte tenu des nombreux incitatifs pour l’acquisition de véhicule ou de borne.

Aussi dans l’émission, Nata nous explique le concept de mobilité participative en prenant l’exemple de plateformes comme Uber ou Communauto qui mutualisent les biens et les services. Comme l’hôpital de l’archipel et les taxis hybrides, nous pouvons imaginer une flotte d’auto électrique dans toutes nos organisations.

Et oui, Pierre-Luc a bien fait de nous le rappeler: même aux îles, il y a un réel gain énergétique, environnemental et économique à utiliser l’électricité produite par la centrale au mazout pour recharger l’auto, comparé à utiliser de l’essence dans son moteur à combustion.

Bonne écoute!

 

Pour d’autres conseils: http://earthhour.fr/page/les-conseils-du-dr-procrastination

 

 

18 panneaux solaires installés en moins de deux heures, la roulette du compteur tourne à l’envers à la fin.

Cliquez « j’aime » sur Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale …….pour la suite.

 

Petits pas… grande journée !

Petits pas… mais grande journée pour la transition énergétique aux Îles!!

  1. Panneaux solaires des premiers abonnés au programme d’autoproduction Mesurage net aux Îles de la Madeleine… ARRIVÉS!!

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    Réception des panneaux solaires à l’entrepôt CTMA. Crédit photo: Jacques Gaudet

  2. Mât de mesure de vent pour le projet d’éoliennes sur la Dune du Nord… ÉRIGÉ!!

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    Mât de mesure de vent, Dune du nord, Îles-de-la-Madeleine. Crédit: Lucie d’Amours

  3. Rapport de la commission consultative sur les enjeux énergétique… DÉVOILÉ!!image-du-rapport-consultation

Ouf, le 15 février 2017, quelle journée!

Et elle n’est pas finie, nous travaillons et déposons aussi diverses demandes de financement aujourd’hui…

(Pssst… nous acceptons aussi les dons  😉 )

11 septembre 2016: 2e anniversaire du déversement au quai de Cap-aux-Meules

Dimanche passé marquait le 2e anniversaire du déversement de 100 000 litres de diésel dans l’enceinte du quai de Cap-aux-Meules. L’AMSÉE aimerait prendre cette occasion pour faire un état des lieux de la progression de ce dossier. Durant la dernière année, plusieurs événements ont attiré l’attention.

  • Publication du rapport d’enquête accablant du ministère de l’environnement (MDDELCC) au sujet de l’accident survenu dans la nuit du 10 au 11 septembre 2014 : Le rapport mettait en évidence plusieurs erreurs techniques et humaines survenues lors du test d’étanchéité du pipeline et détaillait l’état délabré des installations, laissant planer un doute sur une culture de laisser aller chez Hydro-Québec, notamment par rapport aux systèmes d’approvisionnement énergétique autonomes. La société d’état sous-estimerait-elle les risques inhérents associés à l’exploitation des installations thermiques? Bien des questions restent sans réponse, même si le niveau de sécurité semble avoir été sensiblement rehaussé.
  • Début des travaux de réhabilitation du quai : Après de nombreux délais, Hydro-Québec a entamé les travaux de réhabilitation du quai. Plusieurs technologies sont au banc d’essai. En effet, malgré les circonstances somme-toute clémentes (le déversement s’est produit à l’intérieur de l’enceinte du quai, par un temps calme), la situation est compliquée. Un nombre élevé de structures souterraines vulnérables (conduits électriques, notamment), restreignent la surface de travail pouvant être activement décontaminée, laisser croire que quelques 20% des 100 000L de diésel écoulé ne pourront être récupéré et devront être dégradés naturellement, avec le temps. Il s’agit d’une réalité implacable, qu’on accepte malgré nous : la consommation continue des hydrocarbures appelle une partie croissante du territoire à être sacrifiée, parfois à perpétuité.
  • La Régie de l’énergie a accepté que soit créé un compte d’écart, qui devra à l’avenir permettre à la société d’état de financer des surcoûts opérationnels majeurs, liés notamment à des bris ou des déversements. Les montants à inscrire ne sont cependant pas encore connus : les coûts de réhabilitation du quai avaient été prévus à quelques $20 millions, mais les dernières estimations laissent croire que cette somme pourrait atteindre quelques $32 millions.

Deux ans plus tard, l’AMSÉE se questionne sur ce que sauraient accomplir des investissements équivalents en termes de transition énergétique aux Îles, si une véritable volonté politique devait se matérialiser.N’attendons pas un autre trois ans pour y répondre! Le temps presse pour rejoindre les centaines de communautés à travers le monde qui s’affranchissent des énergies fossiles et se soustraient aux risques que ces dernières représentent. Rappelons que le mois d’août dernier a été le 11e mois d’affilé à battre des records mondiaux de chaleur…

N’attendons pas une unique solution miracle, non-plus : le réinvestissement nécessaire dans les réseaux autonomes devra non-seulement en assurer la conversion, mais soutenir une véritable transition, misant sur l’économie et l’efficacité énergétique, toutes les deux génératrices de richesse locale.