Anthologie des articles de CFIM au sujet du déversement à Cap-aux-Meules

Période du 12 septembre au 13 novembre 2014.

Source:  Archives de la salle de nouvelles de CFIM 92,7 FM

2014-09-12

Article I     Déversement au port de Cap-aux-Meules

Une opération d’intervention environnementale est en cours dans le port de Cap-aux-Meules, du côté de la marina, pour nettoyer un déversement d’huile.
L’équipe des Lavages industriels Vigneau, premier répondant aux Îles pour la Garde côtière canadienne, a déployé des estacades hier après-midi, dans la section port de pêche, afin de créer une zone de protection.

Or, comme l’épanchement d’huile est clair et de couleur arc-en-ciel, il est impossible de le pomper. On utilise donc des boudins absorbants et des couches absorbantes, afin de récupérer les hydrocarbures polluants.

Les huit hommes de l’équipe des Lavages industriels Vigneau travaillent en collaboration avec les pêcheurs responsables de l’administration portuaire.

On ne connaît pas encore la source du déversement.

Article II   La fuite pourrait être souterraine

Le déversement d’hydrocarbures dans le port de Cap-aux-Meules ne se résorbe pas malgré le déploiement de d’une équipe d’intervention d’urgence, hier.
C’est l’entreprise Lavages industriels Vigneau qui est chargée de tenter de contenir la pollution décelée hier matin, du côté du havre de pêche dans la section marina.
Gilles Vigneault, président de l’administration portuaire de Cap-aux-Meules, raconte que le déploiement de boudins absorbants et de toiles absorbantes avait pourtant donné des résultats probants en cours de soirée :
M. Vigneault précise qu’une inspection de tous les bateaux du havre de pêche a démontré que la pollution n’origine pas d’un déversement accidentel.
On soupçonne maintenant le bris d’un des deux pipelines d’Esso et d’Hydro-Québec qui passent dans le secteur.
Des travaux d’excavation pourraient être nécessaires pour tenter de localiser la fuite :
Les opérations d’intervention environnementale sur le terrain sont désormais dirigées par Hydro-Québec.

 

2014-09-14
Le déversement de pétrole est contenu

La fuite de diésel, dûe à un bris du pipeline d’Hydro-Québec, ne coule plus à la mer.
C’est ce qu’affirme le ministre de l’Environnement, David Heurtel, qui a procédé à une visite d’inspection des deux sites de contention, dans le port de pêche de Cap-aux-Meules, dimanche après-midi.
C’est donc dire que la tranchée qu’on a creusé samedi, sur le quai commercial, a bel et bien eu pour effet de freiner l’écoulement de la nappe de pétrole vers les eaux du havre de pêche :
Selon les données d’Hydro-Québec obtenues à six heures dimanche matin, 17 mille litres d’une eau huileuse avait été récupérés sur le site du quai, tandis que l’entreprise Lavages industriels Vigneau a rempli 46 barils de produits absorbants déployés sur l’eau.
Le directeur régional des réseaux autonomes de la Société d’État, Alain Sayegh, précise qu’on n’a toujours pas localisé la fuite :
Cela dit, étant donnée la non-conformité de son oléoduc, Hydro-Québec doit trouver une solution de rechange pour alimenter la centrale thermique de Lavernière en mazout.
M. Sayegh explique que ses réserves actuelles lui permettront de fonctionner jusqu’en octobre ou novembre :
Enfin, le ministre David Heurtel dit qu’il est encore trop tôt pour tirer des leçons du déversement pétrolier d’Hydro-Québec aux Îles.
 

2014-09-15
Zone d’exclusion à la pêche

Pêches et Océans Canada ferme la pêche commerciale et récréative de toutes les espèces dans le secteur du quai de Cap-aux-Meules.
C’est en raison du déversement de diésel qui s’y est produit jeudi dernier que le MPO a décidé du suspendre l’ensemble des activités de pêche dans un rayon d’un mille nautique à partir du feu de navigation situé au bout de la jetée du quai.
Selon la porte-parole du ministère, Pascale Fortin, cette aire d’exclusion à la pêche n’est décrétée que par mesure préventive :
Pêches et Océans assure ainsi que le déversement a bel et bien été contenu à l’intérieur des estacades déployées dans le havre de pêche par l’entreprise Lavages industriels Vigneau.

 

2014-09-18
Article I   Le bris est localisé

Hydro-Québec a localisé la défaillance de son oléoduc à l’origine du déversement survenu il y a une semaine, dans le port de Cap-aux-Meules.
La Société d’État utilise un système de caméras.
Sa porte-parole, Nathalie Vachon, précise que, selon les analyses préliminaires, le bris est bel et bien situé dans la zone portuaire :
Parallèlement, Hydro-Québec poursuit les travaux de confinement et de récupération de la nappe de pétrole, en collaboration avec des entreprises spécialisées.
Depuis mardi, la récupération se fait à l’aide d’écrémeurs :
Plus de onze mille litres d’hydrocarbures ont été récupérés à ce jour, en milieu terrestre.
Cela inclut le diésel récupéré par pompage avant l’utilisation des écrémeurs.
Hydro-Québec est incapable de dire quels volumes ont été récupérés sur l’eau à l’aide des boudins absorbants déployés par l’entreprise Lavages industriels Vigneau.

Article II    Appuis au projet de Centre d’intervention d’urgence
Les députés fédéral et provincial des Îles appuient la requête du maire Jonathan Lapierre, pour doter l’archipel d’un Centre d’intervention d’urgence en cas de marée noire dans le Golfe Saint-Laurent.
Par voie de communiqué, le néo-démocrate Philip Toone affirme que le besoin pour un tel centre est réel, comme en fait foi le déversement du pipeline d’Hydro-Québec qui s’est écoulé à la mer.
Pour sa part, le député Germain Chevarie souligne qu’un projet semblable figurait à sa plate-forme électorale du printemps dernier :
M. Chevarie dit avoir déjà discuté de la question en cours d’été, avec les ministres des Ressources naturelles et de l’Environnement, Pierre Arcand et David Heurtel, lors d’une rencontre pour exposer ses préoccupations dans le dossier des hydrocarbures.
Le député des Îles à l’Assemblée nationale s’engage à faire avancer le dossier auprès du gouvernement Couillard, pour que le projet de Centre d’intervention d’urgence en cas de déversement pétrolier en mer puisse se concrétiser dans l’archipel.
2014-09-19

Déversement de 100 mille litres

Hydro-Québec estime à 100 mille litres, le volume de diésel qui s’est déversé dans l’environnement à cause du bris de l’oléoduc de la centrale thermique de Lavernière.
Les spécialistes estiment qu’une portion de seulement 10 pour cent a fui à la mer.
Voici, à ce propos, le coordonnateur des urgences environnementales chez Environnement Québec, Luc Michaud :

Huit jours après le signalement du déversement, une vingtaine de milliers de litres ont été récupérés en milieu terrestre.
Yan Hugues Boily, directeur-adjoint d’Hydro-Québec pour l’Est du Québec, précise que c’est la société d’expert-conseil Golder qui est chargée de la décontamination du sol :

Pour la décontamination maritime, Hydro-Québec a retenu les services de SIMEC, un organisme d’intervention accrédité par la direction de la sécurité marine de Transports Canada.
Pour sa part, la firme Tetra Tech est chargée de l’inspection et de la remise en état de l’oléoduc de trois kilomètres de long.

 

2014-09-22
Protection de sable pour les tempêtes d’automne

Transport Québec continue d’utiliser le sable de dragage du port de Cap-ax-Meules malgré le déversement d’Hydro-Québec.
Le chef de service du ministère, Louis Vigneau, explique que les sédiments ne sont pas contaminés :

Une trentaine de milliers de tonnes de sable de dragage ont été récupérées pour freiner l’érosion des berges pendant les tempêtes d’automne :

Les secteurs de Pointe-aux-Loups et de la Pointe de Havre-aux-Maisons sont également ciblés par des travaux de recharge de plage visant à contrer l’érosion.
Tandis qu’un rapport de la firme Roche sera rendu public prochainement, un autre de la firme d’ingénieurs Genivar est attendu d’ici la fin de l’année 2014.

2014 – 09-24
L’accueil des croisiéristes se passe bien
L’accueil des croisiéristes internationaux sur fond de travaux de décontamination du port de Cap-aux-Meules se passe très bien.
C’est ce que rapporte le chef d’Escale Îles-de-la-Madeleine, Denis Bourque.
Hydro-Québec a tout mis en œuvre pour nettoyer le ponton de débarquement des visiteurs et pour limiter la vue du chantier de nettoyage du déversement de son pipeline :
Cependant, l’entreprise Excursions en Mer, qui est basée dans la zone sinistrée, a dû stopper ses activités dans les jours qui ont suivi le bris de l’oléoduc.
Son propriétaire, Gaston Arseneau, explique que quatre personnes s’en trouvent mises à pied.
Il est également contraint d’annuler toutes les excursions prévues jusqu’à la mi-octobre, pour la clientèle des croisières internationales en particulier.
M. Arseneau est en instance de réclamation auprès d’Hydro-Québec.

2014-10-14
Suivi de la pollution dans le port de CAM

Hydro-Québec estime avoir récupéré plus du tiers des 100 mille litres d’hydrocarbures déversés dans le port de Cap-aux-Meules suite au bris de son oléoduc.
Ce volume exclut le nettoyage de la pollution qui s’est écoulée en mer, soit environ 10 pour cent de la quantité globale de la fuite.
La Société d’État dispose de 22 puits d’observation pour délimiter la propagation du déversement dans le sol et en faire la récupération.
Précisons que 13 de ces puits avaient été forés par Transport Canada entre 2003 et 2010, pour faire la caractérisation environnementale de ses terrains dans le port.
Selon le ministère, huit d’entre eux ont permis de découvrir une contamination émanant des activités passées de la pétrolière Irving dans le secteur.
Afin d’appliquer le principe du pollueur-payeur, Transports Canada précise que des discussions sont en cours avec la compagnie néo-brunswickoise pour qu’elle établisse un plan de réhabilitation répondant à ses exigences.

 

 

2014-10-10
L’oléoduc d’Hydro-Québec est réparé

Hydro-Québec a complété les travaux de réparation de son oléoduc, à l’origine du déversement de 100 mille litres de diésel dans le port de Cap-aux-Meules.
Elle s’apprête ainsi à faire les essais préalables aux tests de conformité hydrostatique exigés par Transports Canada.

À cette fin, la Municipalité autorise la Société d’État à injecter 400 mètres cubes d’eau dans son pipeline.

 

2014-10-14
Suivi de la pollution dans le port de CAM

Hydro-Québec estime avoir récupéré plus du tiers des 100 mille litres d’hydrocarbures déversés dans le port de Cap-aux-Meules suite au bris de son oléoduc.
Ce volume exclut le nettoyage de la pollution qui s’est écoulée en mer, soit environ 10 pour cent de la quantité globale de la fuite. La Société d’État dispose de 22 puits d’observation pour délimiter la propagation du déversement dans le sol et en faire la récupération.

Précisons que 13 de ces puits avaient été forés par Transport Canada entre 2003 et 2010, pour faire la caractérisation environnementale de ses terrains dans le port.
Selon le ministère, huit d’entre eux ont permis de découvrir une contamination émanant des activités passées de la pétrolière Irving dans le secteur.
Afin d’appliquer le principe du pollueur-payeur, Transports Canada précise que des discussions sont en cours avec la compagnie néo-brunswickoise pour qu’elle établisse un plan de réhabilitation répondant à ses exigences.

 

2014-10-16
L’oléoduc est bien étanche

Hydro-Québec a complété avec succès la réparation de son oléoduc, à l’origine du déversement de 100 mille litres de diesel dans le port de Cap-aux-Meules.
Sa porte-parole, Marie-Élaine Truchon, précise qu’on a utilisé 290 mille litres d’eau pour en valider l’étanchéité.

De plus, Hydro-Québec a complété le nettoyage des rives du côté du quai des pêcheurs.
Ceux dont les activités de pêche se poursuivent ont donc pu regagner leur port d’attache :
D’autre part, la Société d’État a déposé son plan de confinement et de récupération, tant auprès du ministère de l’Environnement que de Transports Canada, propriétaire du terrain contaminé dans le port.
Des échanges sont en cours afin de déterminer l’ampleur des travaux de décontamination à venir.

 

2014-10-22
Le gvt Couillard se défend de précipiter les choses
Le gouvernement du Québec se défend de mettre la charrue devant les boeufs avec le dépôt prochain de sa loi miroir pour encadrer la gestion des hydrocarbures.
Cette loi, qui sera calquée sur une législation fédérale, a pour principal but de définir le régime des redevances d’une éventuelle exploitation, d’expliquer le député des Îles, Germain Chevarie :

Ainsi, selon M. Chevarie, ce ne sont pas les lois miroirs fédérale-provinciale qui définiront le régime de responsabilité financière des compagnies pétrolières en cas de déversement, ou encore la création d’un centre d’intervention d’urgence aux Îles en cas de marée noire.
Ces questions seront abordées dans le projet de loi québécoise sur les hydrocarbures, dont le dépôt est prévu pour 2016 :

Germain Chevarie précise que les Madelinots pourront se prononcer sur le projet de loi miroir dans le cadre de la commission parlementaire qui suivra son dépôt à l’Assemblée nationale.
2014-10-23
Forage de puits d’observation

Hydro-Québec amorce aujourd’hui le forage de 20 puits d’observation dans le port de Cap-aux-Meules.
C’est ce que nous apprend le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, qui a effectué une visite du chantier lundi.
Ces puits serviront à délimiter la zone de contamination, provoquée par le bris du pipeline d’Hydro-Québec :
D’autre part, tandis qu’il ventait très fort au cours des derniers jours, le ministre Moreau dit avoir constaté l’efficacité des estacades déployées sur l’eau pour contenir le déversement de pétrole :
Au onzième jour des travaux de contention et de nettoyage de la pollution du port de Cap-aux-Meules, on avait récupéré 27 mille litres d’hydrocarbure en milieu terrestre, soit plus du quart de la fuite estimée à 100 mille litres.
De plus, 59 mètres cubes de matériel absorbant ont jusque-là été utilisés pour nettoyer le déversement en mer.

 

2014 -11 -05
Nouvelle technologie à l’essai

Hydro-Québec expérimente une nouvelle technologie pour accélérer la récupération du diésel déversé dans le port de Cap-aux-Meules, suite au bris de son oléoduc, en septembre.
Il s’agit d’une unité d’extraction multi-phase sous vacuum, reliée à plusieurs puits de récupération à la fois, et qui opère en continuité, 24 heures sur 24.
La porte-parole de la Société d’État, Marie-Élaine Truchon, explique qu’on est à valider l’efficacité de cette technologie qui permet de rejeter l’eau, une fois séparée de l’huile, à même l’égout pluvial.

D’autre part, la Société d’État a récemment mené avec succès le test hydrostatique exigé par Transport Canada, suite à la réparation de la fissure à l’origine du déversement de 100 mille litres de diésel.

Hydro-Québec attend maintenant les résultats d’un test additionnel qu’elle a mené la semaine dernière, au rayon X, pour évaluer l’épaisseur de son oléoduc, avant de s’en servir à nouveau pour approvisionner la centrale thermique de Lavernière :
Parallèlement, Hydro-Québec est toujours en discussion avec le ministère québécois de l’Environnement pour faire valider son plan de confinement et de récupération du diésel déversé.

2014-11-13
Travaux de décontamination dans le port de CAM

Hydro-Québec considère que l’unité de bioaspiration, utilisée pour récupérer les hydrocarbures dans le port de Cap-aux-Meules, donne de bons résultats.
La porte-parole de la société d’État, Marie-Élaine Truchon souligne d’ailleurs que l’utilisation de l’appareil a été approuvée par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte aux changements climatiques.
En fonction 24 heures sur 24 depuis la semaine dernière, l’unité de bioaspiration permet de récupérer la phase liquide des hydrocarbures dans le sol et d’en séparer l’eau par la suite.
L’eau est traitée, puis retournée au système d’égout et l’air qui en ressort est également filtré.
Les équipes sont toujours en place afin d’assurer la récupération dans les tranchées et des spécialistes les accompagnent dans les travaux.

Marie-Élaine Truchon indique, via courriel, que dans le but d’assurer l’intégrité de l’oléoduc, des tests supplémentaires ont été effectués.
De plus, avec la collaboration de firmes spécialisées, Hydro-Québec procédera à l’installation de manchons à certains endroits du port de Cap-aux-Meules.
Il s’agit de travaux préventifs, avant la remise en fonction de l’oléoduc en vue de la prochaine livraison de carburant à la centrale de Cap-aux-Meules.
Hydro-Québec tient à rassurer les Madelinots : l’autonomie de la centrale est suffisante pour fournir à la demande et aucune interruption de service n’est à prévoir.

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